Voyage

  • * L'ABBAYE D'ORVAL (ma visite en octobre 2017)

    Orval, 9 siècles d’hospitalité cistercienne

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    L’histoire de cette prestigieuse abbaye commence en 1020 quand quelques bénédictins italiens choisissent un vallon pour y bâtir ce qui va vite devenir un haut-lieu de ferveur chrétienne. Plusieurs fois au cœur de la tourmente, l’abbaye renaîtra de ses cendres. C'est en 1926 qu'elle se redresse pour la dernière fois, lorsque des moines cisterciens de Sept-Fons dans l’Allier relèvent les ruines laissées par la Révolution française et créent une brasserie et une fromagerie pour financer la reconstruction.

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    Cette œuvre gigantesque est entreprise sous la houlette d’un moine de l’abbaye de la Trappe à Soligny, Dom Marie-Albert van der Cruyssen, un ancien entrepreneur belge gantois qui deviendra aussi le premier abbé du nouveau monastère.

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    Les plans sont établis par un ami, l’ingénieur-architecte Henry Vaes qui y travaillera durant 20 ans.

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    La nouvelle construction est bâtie sur les vestiges du 18ème siècle. L’abbatiale élevée au rang de basilique est consacrée en 1948.

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    L'Orval est une bière trappiste belge de fermentation haute.

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    Elle est l'une des sept bières mondiales autorisées à arborer le logo hexagonal "Authentic trappist product", garantissant que le produit est fabriqué au sein d'une abbaye trappiste, par ou sous le contrôle des moines, et qu'une partie des revenus de sa commercialisation est consacrée à des œuvres caritatives.
    A teneur unique en alcool (5,2 %). Si on laisse reposer la bière un an en cave, le volume d'alcool peut monter jusqu'à 7,2 %. Ainsi, sur l'étiquette de la bouteille, le volume d'alcool indiqué est de 6,2 %, la valeur intermédiaire. Elle se caractérise par une amertume assez forte et gagne à mûrir en cave pendant quelques mois, debout, à l'abri de la lumière à une température stable comprise entre 10 et 15 °C.
    Il existe également la bière de 3,5 °, appelée « bière verte » parce qu'historiquement elle était embouteillée en bouteilles vertes. Elle n'est disponible qu'à la brasserie-restaurant "l'Auberge de l'Ange Gardien" jouxtant l'Abbaye.

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    L'Orval est une bière connue nationalement et internationalement.

    Le fromage d'Orval est fabriqué sur le site de l'abbaye trappiste d'Orval depuis 1928.

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    Il est fait à base de lait de vache frais, entier, pasteurisé et récolté dans les fermes voisines de l'Abbaye, en Gaume. Elles sont toutes certifiées « Qualité Filière Lait ». L'affinage du fromage se fait en hâloir et dure trois semaines. Les lavages de la croûte naturelle de couleur « orangée » sont entièrement réalisés à la main afin d'obtenir un goût riche et typé ainsi qu'une texture souple et fondante.

    Fondée en 1132, Notre-Dame d'Orval est l'une des abbayes cisterciennes les plus remarquables de Belgique.

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    Lovée dans une vallée profonde, elle abrite encore actuellement une communauté de moines.

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    Sa source, sa rosace séculaire et son jardin de plantes médicinales constituent les trois points forts de la visite des ruines, à compléter par un tour du musée, aménagé dans les fondations du XVIIIe siècle, qui vous permettra de découvrir l'histoire du monastère à travers la production des anciennes forges, la maquette de l'abbaye construite par Laurent Dewez ainsi que la production picturale du frère Abraham, peintre célèbre au XVIIIe siècle.

     

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    Elle fut reconstruite à partir de 1926, sur les fondations du monastère détruit à la Révolution Française.

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  • * VIA FERRATA

    VIA FERRATA ET LIGNES DE FRONT

     Itinéraires d’altitude et d’envergure, les via ferrata sont le moyen idéal pour découvrir les Dolomites. Héritières de la Grande Guerre, elles sont très populaires et jettent des ponts entre les hommes et l’histoire. Le symbole des Dolomites : les Tre Cime di Lavaredo (2999 m, à la Cima Grande).

     

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    Via ferrata ivano dibona, massif du Cristallo. L’accès à cette voie s’effectue par des remontées mécaniques et démarre au refuge Lorenzi (2932 m). Sur une ligne de crête, la via ferrata serpente entre d’anciennes positions militaires de la Première Guerre mondiale.

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    Les via ferrata sont inscrite dans le calcaire dolomitique, sur ce rocher souvent délité et ruiniforme, les associations locales d’alpinistes décidèrent d’équiper les passages clés pour faciliter le cheminement.

    Difficile de donner une date de naissance exacte à cette activité étroitement liée à la naissance de l’alpinisme. Il ne faut pas oublier que c’est à grand renfort d’échelles que fut atteint le sommet du mont Aiguille en 1492. La création de la première via ferrata remonte à 1843 sur la voie normale du Hoher Dachstein, en Autriche. En 1880, de petites sections de la Brenta furent équipées, le but étant de rendre le bocca di Brenta « accessibile anche al Sinore ».

    Les via ferrate furent importées en France en 1988 par un guide du Briançonnais à qui on doit la via ferrate de Fressinières.

     

    Une bière, un bol de minestrone …

    Les bras ont eu un peu de travail : dix-sept échelles bien raides permettent d’atteindre ce sommet qui domine les lacs verdoyants de l’Alpe dei Piani. La vie a été bien rééquipée en 1979 mais les vestiges d’échelles en bois datant de la Grande Guerre jalonnent cette montée athlétique. Sous la croix du sommet, un livre ouvert recueille les pensées et les mots des voyageurs du vertige.

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    Une bière, un bol de minestrone et c’est le bonheur ! Un mélange d’allemand et d’italien sont les deux langues de la région. La via Vandelli est une course d’envergure. Au beau milieu de la falaise, on a l’impression d’être sur le dos. Le sentier de descente, bien raide, se faufile entre de gros bouquets d’edelweiss et des rhododendrons en fleurs.

     

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  • * DANS LE DECOR DU MONT BLANC (mon voyage en 2006)

    Sous les contreforts du mont Blanc, le val Montjoie abrite la station des Contamines. Dans un cadre grandiose, le village présente une architecture préservée et offre un vaste domaine skiable.

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    Au bout de la route qui remonte le val Montjoie, une des plus grandes vallées qui bordent le massif du Mont-Blanc, se trouve le village des Contamines. Bordé par le mont Joly, à l’ouest, et les dômes de Miage, à l’est, situé à 1164 m d’altitude, le village a réussi un pari risqué dans une région à fort flux touristique ; allier une architecture typique et intégrée au paysage avec des équipements modernes pour une station de ski idéale, à cheval sur deux départements, Savoie et Haute-Savoie.

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    Le val Montjoie offre une multitude d’activités sportives hivernales mais aussi des buts de visite et de promenade pour découvrir les hameaux perchés et leurs fermes traditionnelles disséminés dans le vallon. S’ajoute à ce cadre enchanteur un riche patrimoine historique ; deux églises baroques incontournables sont ouvertes au public et permettent de découvrir l’histoire de cette vallée séculaire, comme en attestent les vestiges de la voie romaine qui monte vers le col du Bonhomme, ancien passage entre ces vallées de Savoie.

    Baigné de soleil, ce site d’exception est prédisposé à la découverte de la nature et à la contemplation. Avec un domaine s’élevant jusqu’au sommet de l’aiguille de Tré-la-Tête, à 3930 m, le village côtoie une vaste réserve naturelle de 5500 ha, créée en 1979, dans laquelle on peut découvrir la faune montagnarde.

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    Chamois, aigles et bouquetins seront peut-être au rendez-vous de vos randonnées en raquettes, encadrées par des professionnels de la montagne afin de préserver ce biotope fragilisé par l’hiver. Et au pays du Mont-Blanc la cuisine traditionnelle savoyarde sera la bienvenue pour récupérer après une journée au grand air.

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    Avec le mont Blanc en toile de fond, le domaine skiable des Contamines-Montjoie est jumelé à celui de Hauteluce, en Savoie. De tous niveaux, ses pistes offrent aux amateurs de glisse un cadre privilégié.

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