Voyage

  • * DANS L'ENCEINTE DU VERCORS

    Classé station climatique dans les années 30, le plateau des Quatre Montagnes a longtemps accueilli des enfants venus se refaire une santé au bon air pur du Vercors.

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    Le Vercors, une forteresse ? Dès 1827, une première route carrossable relie le canton de Villard-de-Lans à Grenoble via les gorges d’Engins pour faciliter le débardage et, en 1872, une seconde route est créée entre Villard et Pont-en-royans, sur le versant ouest.

    Les premiers guides touristiques mentionnent les charmes du plateau des Quatre Montagnes, partie qui désigne les communes de Villard-de-Lans, Corrençon, Lans-en-Vercors, Autrans et Méaudre. Tout autour, des montagnes qui dépassent timidement les 2000 m. d’altitude. De par son altitude moyenne de 1000 m, son air pur et sain, le plateau des Quatre Montagnes semble alors tout indiqué pour accueillir les tuberculeux. Les élus de l’époque mettent leur veto à cette menace et décident de tout miser sur l’accueil d’enfants à la santé fragile. Ce sera la grande époque des maisons d’enfants qui durera jusqu’aux années 70. Villard-de-Lans sera alors classé « station climatique ».

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    En 1936, un premier téléski long de 200 m est installé au lieu-dit les Cochettes. Mais le véritable démarrage de la station date des années 50 avec l’équipement des pentes de la Cote 2000. Sur les flancs de la Grande Moucherolle, les Huillier vont dessiner le domaine skiable actuel, passant d’une seule remontée mécanique en 1951, à 25 en 2007. Comme le dit un dicton local, ici la montagne n’est pas la fille du promoteur, mais la mère du laboureur !

     

    Tous les plaisirs de la neige

    Dans un décor de forêts d’épicéas, de larges combes et de falaises abruptes, cette station permet de pratiquer le ski alpin, le ski de fond, le biathlon ou encore la raquette à neige.

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    Villard-de-Lans – Corrençon fourmille de projets. L’altitude relativement modeste de  Villard et de Corrençon (1111 m) n’est plus forcément perçue comme un handicap par une clientèle familiale qui recherche avant tout la qualité de vie des deux stations-village, des pistes faciles et protégées par des forêts et aussi la possibilité de s’adonner à tous les sports d’hiver.

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  • * LE PARADIS BLANC DE MARSEILLE

    Les calanques ne se trouvent qu’à quelques minutes de la Canebière. Un site exceptionnel, fragile et encore sauvage.

    Entre Marseille et Cassis, ce massif en calcaire immaculé s’étend sur une vingtaine de km. Le mot « calanque » (du provençal « calanco », « escarpé ») désigne une vallée creusée par une rivière, puis récupérée par la mer.

     

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    Ce jardin sauvage a toujours été hostile aux hommes

    A Morgiou, une cinquantaine de personnes habitent dans ces cabanons à l’année. Vivre ici, pour les anciens « Morgioutiens », reste un choix ; pas d’eau courante, pas de tout-à-l’égout, et une route coupée de mai à septembre afin de préserver un peu le site de l’afflux touristique.

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    Sous la pluie tiède d’une fin d’été, le sentiment d’être seuls au monde

    Ici, chacun a sa calanque préférée. Et celle de Sormiou a de nombreux inconditionnels. Des cabanons, une plage de sable, et la Méditerranée pour horizon … Sitôt les bateaux repartis et l’agitation retombée, le site retrouve sa magie.

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    Clarté de l’eau, fond sableux, tapis végétal, on se croirait dans un aquarium naturel. Au large de Sormiou, les baigneuses plongent au-dessus d’un herbier de posidonies. Une plante à la croissance lente et essentielle à l’écosystème est menacée par les bateaux qui jettent l’ancre là où elle pousse.

     

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    Un balcon sur la mer – Belvédère d’en Vau (au sud-ouest de Cassis)

    Longue de moins d’un km et très étroite, la petite calanque d’En Vau, bijou du massif, est encaissée entre deux falaises, sur lesquelles s’accrochent des pins aux troncs tordus par le vent. Au fond de la calanque se niche une plage minuscule, bordée d’une eau vert émeraude. La meilleure façon de l’admirer est d’aller se poster sur le belvédère d’En Vau, qui la domine du haut de ses 150 mètres. Ce paysage de carte postale se mérite. On atteint le belvédère par un chemin de randonnée depuis le col de la Gardiole, accessible en voiture par la route de la Gineste, qui relie Marseille et Cassis.

     

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    Un petit bijou nature - L’île Verte (au large de La Ciotat)

    A l’extrémité du territoire du parc national, l’île Verte offre un paysage aux couleurs totalement différentes de celles du massif des Calanques. Sur cette petite île de treize hectares, la seule véritablement boisée du littoral des Bouches-du-Rhône, c’est l’ocre et le vert qui dominent. Des navettes maritimes permettent d’y accéder depuis le port de La Ciotat. Le sentier qui fait le tour de l’île permet de flâner dans les ruines du fort Saint-Pierre, de se baigner dans l’eau limpide de la calanque de la Plageolle. Et surtout, d’admirer le bec de l’Aigle, une falaise effilée et rongée par le vent, à l’extrémité du cap Canaille, plus haute falaise maritime d’Europe. Le soleil couchant y est magnifique.

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  • * L'ABBAYE D'ORVAL (ma visite en octobre 2017)

    Orval, 9 siècles d’hospitalité cistercienne

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    L’histoire de cette prestigieuse abbaye commence en 1020 quand quelques bénédictins italiens choisissent un vallon pour y bâtir ce qui va vite devenir un haut-lieu de ferveur chrétienne. Plusieurs fois au cœur de la tourmente, l’abbaye renaîtra de ses cendres. C'est en 1926 qu'elle se redresse pour la dernière fois, lorsque des moines cisterciens de Sept-Fons dans l’Allier relèvent les ruines laissées par la Révolution française et créent une brasserie et une fromagerie pour financer la reconstruction.

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    Cette œuvre gigantesque est entreprise sous la houlette d’un moine de l’abbaye de la Trappe à Soligny, Dom Marie-Albert van der Cruyssen, un ancien entrepreneur belge gantois qui deviendra aussi le premier abbé du nouveau monastère.

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    Les plans sont établis par un ami, l’ingénieur-architecte Henry Vaes qui y travaillera durant 20 ans.

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    La nouvelle construction est bâtie sur les vestiges du 18ème siècle. L’abbatiale élevée au rang de basilique est consacrée en 1948.

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    L'Orval est une bière trappiste belge de fermentation haute.

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    Elle est l'une des sept bières mondiales autorisées à arborer le logo hexagonal "Authentic trappist product", garantissant que le produit est fabriqué au sein d'une abbaye trappiste, par ou sous le contrôle des moines, et qu'une partie des revenus de sa commercialisation est consacrée à des œuvres caritatives.
    A teneur unique en alcool (5,2 %). Si on laisse reposer la bière un an en cave, le volume d'alcool peut monter jusqu'à 7,2 %. Ainsi, sur l'étiquette de la bouteille, le volume d'alcool indiqué est de 6,2 %, la valeur intermédiaire. Elle se caractérise par une amertume assez forte et gagne à mûrir en cave pendant quelques mois, debout, à l'abri de la lumière à une température stable comprise entre 10 et 15 °C.
    Il existe également la bière de 3,5 °, appelée « bière verte » parce qu'historiquement elle était embouteillée en bouteilles vertes. Elle n'est disponible qu'à la brasserie-restaurant "l'Auberge de l'Ange Gardien" jouxtant l'Abbaye.

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    L'Orval est une bière connue nationalement et internationalement.

    Le fromage d'Orval est fabriqué sur le site de l'abbaye trappiste d'Orval depuis 1928.

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    Il est fait à base de lait de vache frais, entier, pasteurisé et récolté dans les fermes voisines de l'Abbaye, en Gaume. Elles sont toutes certifiées « Qualité Filière Lait ». L'affinage du fromage se fait en hâloir et dure trois semaines. Les lavages de la croûte naturelle de couleur « orangée » sont entièrement réalisés à la main afin d'obtenir un goût riche et typé ainsi qu'une texture souple et fondante.

    Fondée en 1132, Notre-Dame d'Orval est l'une des abbayes cisterciennes les plus remarquables de Belgique.

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    Lovée dans une vallée profonde, elle abrite encore actuellement une communauté de moines.

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    Sa source, sa rosace séculaire et son jardin de plantes médicinales constituent les trois points forts de la visite des ruines, à compléter par un tour du musée, aménagé dans les fondations du XVIIIe siècle, qui vous permettra de découvrir l'histoire du monastère à travers la production des anciennes forges, la maquette de l'abbaye construite par Laurent Dewez ainsi que la production picturale du frère Abraham, peintre célèbre au XVIIIe siècle.

     

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    Elle fut reconstruite à partir de 1926, sur les fondations du monastère détruit à la Révolution Française.

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