saga d'une cité d'argent

  • * SAGA D'UNE CITE D'ARGENT

    Catorce n’aurait jamais dû exister. Mais il y a trois siècles, un Indien ménestrel a trouvé dans ce coin perdu du Mexique encerclé de montagnes du minerai d’argent. La ville a connu tous les déboires et toutes les tribulations d’une ruée vers l’or. Aujourd’hui, la fièvre est tombée, mais une étrange magie protège Catorce-la-mystérieuse.

     

    saga d'une cité d'argent

    Une ville d’altitude défendue par un tunnel

    Jésus est l’un des préposés au tunnel, seul moyen d’accès à la cité et où les véhicules ne peuvent se croiser. C’est au début du 20e siècle que les mineurs, à force de creuser des galeries à la recherche de minerai d’argent, ont percé le cirque de montagnes qui entourait Catorce. En 1902, les rails du tramway étaient posés et des flots de marchandises pouvaient alimenter la ville, ravitaillée auparavant par des caravanes de mulets.

     

    saga d'une cité d'argent

    Des habitants accrochés à des lambeaux de grandeur

    Du temps de sa gloire, Catorce comptait plus de 15.000 habitants, ingénieurs, mineurs, commerçants et forbans confondus. Cent ans plus tard, la ville n’avait plus qu’un millier de locataires qui hantent des rues portant les traces d’un orgueilleux passé.

     

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    Une nostalgie de pochard dans les derniers vestiges de l’opulence

    Autrefois, à Catorce la richissime, on pouvait se permettre de construire de fastueuses demeures aux arches tape-à-l’œil. Catorce fut même la première ville du Mexique à avoir une maison à trois étages. La place principale, bordée de fer forgé, reste éclairée par des réverbères rococo.

     

    Bénis soient le carillonneur et saint François

    Le carillonneur est le maître des heures de Catorce. Chaque jour que Dieu fait il veille sur les antiques mécanismes de l’horloge de l’église, avec la bienveillance de saint François d’Assise, le saint patron de la cité. Celui-ci reçoit, accrochée à son beau vêtement sacerdotal, la bimbeloterie des pèlerins qui souhaitent voir leurs vœux exaucés. Les habitants de la ville tiennent commerce de cierges et d’effigies destinés aux croyants qui viennent en nombre prier saint François. C’est l’une de leurs rares sources de revenus qui augmentent une fois l’an. Lors de la fête turbulente et polissonne du grand saint François.

     

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