les cyclades

  • * DANS LE SILLAGE DES CYCLADES

    Entre ciel et eau scintillent une centaine d’îles grecques disposées en cercle, au milieu de la mer Egée : les Cyclades. Convoitées depuis la nuit des temps, on les côtoie, on les affleure, sans jamais vraiment les posséder. A chaque périple, une nouvelle découverte ; dans chaque port un appel de sirène. Apogée des cataclysmes, l’île de Thira, du haut de ses falaises à pic, fait le guet au créneau du monde méditerranéen.

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    Quand l’homme défie la colère des dieux

    Bravant les séismes et le cratère, l’homme de Santorin ensoleille l’éphémère des jours. Les maisons arrondies de Thira, le chef-lieu de l’île (celle-ci fut peut être la mythique Atlantide) qui partage son nom, sont soigneusement chaulées et les tonnelles les plus encastrées s’agrémentent de verdure. On y déguste le vin répute de l’île dont un verre est volontiers offert au promeneur. Seul rappel du danger : les terrasses qui plongent dans le vide, vers la mer d’encre.

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    Rapsodie en bleu et blanc aux couleurs de la Grèce

    Quelques barques suffisent pour dessiner des tableaux de maître dans cet univers où règnent la simplicité et la pureté des lignes. A Mykonos, une fois les visiteurs partis, le port, où veille l’une des trois cent cinquante chapelles blanches et le quartier de Paraportiani retrouvent leur quiétude bleutée.

     

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    Une architecture qui porte l’aspiration à la lumière

    Jouant des lignes courbes et brisées, des clairs-obscurs et des ombres portées, les constructions des Cyclades sont un hymne à la luminosité. Des tavernes à l’enseigne de Zorba ou du mulet de Santorin aux églises de Paraportiani ou d’Ios, de la ville de Thira à la rue principale de Folegrandos, du monastère Hrissostomou de Naxos au restaurant à la mode de Mykonos, les bâtisseurs semblent exaucer le voeu de Le Corbusier : que l’architecture sache émouvoir.

     

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    Accordée à la rudesse de la nature, une terre de secrets et d’exil

    Au fléau de l’onde et du coteau, Amorgos, la plus orientale des Cyclades, déploie ses folles avoines et ses figuiers épineux des sommets jusqu’à la baie d’Aighiali. On a retrouvé sur les collines des vestiges de la civilisation crétoise des rois Minos. On a déterra dans les champs des statuettes de la période cycladique la plus archaïque, déesses de la fécondité aux visages triangulaires.

     

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    Comme un collier brisé

    Perles de la mer Egée, les Cyclades s’arrondissent en cent îles ou îlots dont 39 seulement sont habités. Sur leurs franges, au nord-est, Chio et Icarie ; à l’ouest, Eubée, Egine et Hydra. Très différentes les unes des autres, les Cyclades ont pourtant une unité de paysages, de senteurs, de saveurs les reliant aussi sûrement que la noria des bateaux.

     

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    Sous le signe du sacré

    Sanctuaire du dieu Soleil, Délos offre sur son rocher de trois km carrés la ville antique la mieux conservée de Grèce. Sur cet ensemble unique veillent cinq lions de marbre.

     

    Vers les talus de la mer

    Grande ouverte, sur l’Egée, à la solde des vents et du sable, exclue des circuits touristiques, Koufonisia favorise un dépouillement de l’esprit et du corps. Son seul luxe, la solitude, était déjà célébré par Homère quand il évoquait ces lieux « où il n’y a ni prairies ni pistes à chevaux et qui ne sont que talus de mer ».

     

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