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  • * AUX PETITS MAUX ... LES VIEUX REMEDES

    Bon marché, à portée de main ou de jardin : faites provision de remèdes naturels pour mieux affronter l’hiver.

    Nez qui coule, mal de gorge, toux … les infections respiratoires peuvent être d’origine bactérienne et nécessiter des antibiotiques. Mais dans la plupart des cas, nous pouvons nous en passer, car ces maladies sont d’origine virale. On peut alors en soulager les symptômes avec des ingrédients « maison ».

     

    aux petits maux les vieux remèdes

    A comme angine

    Le sirop au miel épicé

    Les gargarismes

    La tisane

     

    aux petits maux les vieux remèdes

    B comme bronchite

    Le sirop

    Le grog

    L’inhalation

    La tisane

    Le bain

     

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    Sinusite

    Le massage – Mélangez 20 gouttes d’huile essentielle de lavande fine avec 10 gouttes d’huile essentielle de sapin baumier dans 100 ml d’huile végétale. Massez vous les ailes et les abords du nez de haut en bas et du nez vers les joues pendant 5 minutes.

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    Rhume

    L’inhalation – Préparez une tisane de basilic et respirez-en les vapeurs. Mâchez un peu de gingembre : c’est un antiseptique et un antiviral.

    Le bain décongestionnant – Mélangez 10 gouttes d’huile essentielle de térébenthine, 5 gouttes d’huile essentielle de thym dans une base pour bain et versez sous le robinet. Restez-y 5 minutes.

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    Grippe

    Le grog

    Le vin chaud

    Le bain de pieds

    L’inhalation

    aux petits maux les vieux remèdes

    Extinction de voix

    Les gargarismes

    Extrayez le jus d’un céleri et faites des gargarismes. Variante avec du miel ; diluez et faites chauffer 2 cuillères à soupe de miel dans le jus d’1/2 citron et gargarisez-vous avec la moitié de la préparation très chaude. Buvez le reste.

     

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  • * MEMOIRE D'UN PAYS EFFACE

    Il y a un siècle commençait en Turquie le massacre des Arméniens. De ce peuple et de cette civilisation chrétienne, il ne reste aujourd’hui en Asie mineure pratiquement que des ruines. Celles des forteresses médiévales et des églises à l’abandon. Ou, sur fond de mosquées, des champs de pierres, vestiges de villes autrefois riches et peuplées. En 1920, presque tous les rescapés ont fui.

    mémoire d'un pays effacé

     

    Le droit limité de prier discrètement

    Scène exceptionnelle en Turquie : la célébration du culte arménien, la plus vieille religion chrétienne du monde, à Diyarbakir, base de l’OTAN et foyer traditionnel de l’intégrisme musulman. L’église est, en fait, une bâtisse cachée au fond d’une cour où se réunissent encore quelques familles.

    mémoire d'un pays effacé

     

    La langue arménienne sous le regard d’Atatürk

    A Constantinople, l’actuel Istanbul, subsiste une petite communauté arménienne. Dans ses écoles, la langue ancestrale est enseignée aux enfants, l’alphabet inventé au Ve siècle comprend trente-huit lettres.

     

    mémoire d'un pays effacé

    Les vestiges rebaptisés en turc

    Près du lac de Van se dresse encore un bijou de l’architecture médiévale : l’église Sainte-Croix d’Aghtamar. Le nom a été turquisé (Akdamar) pour en faire oublier l’origine. Il en est ainsi sur les cartes et les dépliants touristiques : tous les noms évoquant l’histoire et la civilisation arméniennes ont été supprimés ou rebaptisés.

    mémoire d'un pays effacé

    Pendant plus de deux mille ans, les Arméniens ont été présents en Asie mineure. Ils ont constitué des royaumes en Anatolie orientale et en Cilicie, au bord de la Méditerranée. Seule la région située à l’intérieur des frontières soviétiques a conservé son identité.

    Khtskonk, la ville au « cinq églises ». Quatre-vingts ans plus tard, il ne reste plus que la moitié d’un des édifices. Les autres ont disparu. Ailleurs, les églises sont laissées à l’abandon, transformées en mosquées ou en granges à foin.

     

    mémoire d'un pays effacé

    Citoyens turcs, bon gré mal gré

    La majorité des Arméniens jouissent d’un niveau de vie supérieur à la moyenne. Dans le bazar, ils tiennent des commerces de luxe.

    Que reste-t-il de la présence d’un peuple et d’une civilisation qui a marqué de son empreinte la Cilicie ? Surtout des pierres, plus résistantes à l’usure du temps que les hommes. Les merveilleux châteaux médiévaux assis parfois sur des fondations romaines ou byzantines antérieures.

    Sis fut le cœur de cette Arménie cilicienne, Ayas son poumon. Mais longtemps son âme résida à Hromgla, sur les bords de l’Euphrate.

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  • * L'ILE MAURICE

    Roche de basalte ceinte de corail et d’essences tropicales, île vierge surgie des eaux de l’océan, Indien, Mauritius a été peuplé par les colons français, les esclaves africains,  les coolies venus d’Inde et de Chine. Tous ont apporté leurs mœurs, leurs cultures, leurs religions.

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    Le double sacrifice des coolies venus d’Inde

    Jusqu’au début du XXe siècle,  planteurs français et administration britannique sont allés drainer dans le sous-continent indien la main-d’œuvre nécessaire pour l’éreintant travail de la canne à sucre. Les habitants de l’île sont une partie d’origine indienne et perpétuent leurs multiples traditions. La pénitence physique fait partie des rites hindous. Les croyants et même leur progéniture se font transpercer la langue et la peau par de fines épées et des aiguilles d’acier.. Le don de soi va parfois jusqu’à l’évanouissement.

     

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    La double personnalité des fils du bois d’ébène

    Au temps de l’esclavage, l’isle de France s’est d’abord peuplée de Malgaches et d’Africains. Sous le joug colonial ou une fois affranchis, noirs et métis ont dû prendre en compte une bonne part des habitudes françaises et, en  premier lieu, la langue ; une société franco-créole est née, avec toutes ses ambiguïtés raciales.

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    Une étonnante mais fragile société où coexistent les différences

    Mauritius, véritable univers en réduction, a l’une des densités les plus fortes de la planète. Danseuse indienne en sari parée pour une présentation de tissus , jeune Noire tout de blanc vêtue allant faire ses courses chez un commerçant chinois,  magistrat blanc en robe rouge portant au tribunal sa perruque britannique, métis chevelu amateur de reggae ; tout ce monde coloré se côtoie, mais chacun revendique une culture venue d’ailleurs.

    Chaque communauté s’accroche à la religion  à laquelle son ascendance l’a initiée. Les hindous retrouvent les rites de l’eau et des offrandes comme leurs coreligionnaires sur les bords du Gange.

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    La canne pour les Mauriciens, la côte pour les étrangers

    Toute l’histoire humaine,  économique et sociale de Mauritius est liée à la culture de la canne. Elle a fait la richesse des planteurs et provoqué bien des révoltes. Gorgée de soleil et de pluie, elle pousse partout, jusqu’au bord des routes. Climat tropical oblige ; la flore se renouvelle de manière exceptionnelle. Le thé et le tabac poussent aussi à merveille, mais sur des parcelles réduites. La deuxième richesse est le tourisme : autour de l’île, chaînes hôtelières et bungalow envahissent les côtes aux magnifiques plages coralliennes bordées de cocotiers et de filaos.

     

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    Une nostalgie très coloniale

    Mauritius est restée isle de France de 1715 à 1810, date du débarquement de la flotte britannique. Sauf à la Réunion, l’Angleterre régnait alors en maîtresse absolue sur la route des Indes. Mais Maurice devint tout au plus … franglaise. Quand on parcourt la carte de l’île aux massifs volcaniques (point culminant : 828 mètres), ce qui frappe, c’est la forte densité des villes et des villages. Et leurs noms évocateurs : Port-Louis,  Curepipe, Pamplemousses, Bois-Chéri, Quatre-Bornes,  Nouvelle-France,  Britannia, Bénarès …

     

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