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  • * LES ALPES

    La migration saisonnière des loisirs vers les montagnes enneigées a déclenché dans les Alpes une véritable révolution. A la civilisation de la vache et du mouton succède aujourd’hui, dans ces terres d’altitude, l’ère des stations artificielles, skis aux pieds. De Nice à Vienne, ce fantastique paradis naturel européen, à la fois désert et surpeuplé, est sillon né de routes stratégiques et coupé de vallées industrielles ; les Alpes sont devenues le plus grand échangeur économique du vieux continent, son cœur vivant.

     

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    Un toit himalayen coiffe l’Europe

    Point culminant des Alpes, le mont Blanc (4807 m),  est souvent couvert d’un capuchon  de nuages. Des milliers de personnes y accèdent chaque année.

     

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    Au-delà des cols, à saute frontière

    Le passage des Alpes est une entreprise qui remonte à l’Antiquité. Ce n’est plus une expédition périlleuse mais une traversée à la portée de tous. En franchissant les frontières qui séparent six Etats, on constate que ces hautes montagnes ont plus uni que divisé les hommes. Et que, dans leurs vallées, s’est façonné à travers les siècles un certain exemple de communauté européenne.

     

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    Des pics qui donnent des ailes à l’homme

    La malle-poste du Saint-Gothard (en 1783) parvient au col dans la tradition des chars romains qui avaient ouvert la voie. Aujourd’hui, les pilotes suisses de Mirage III maîtrisent parfaitement la technique des évolutions aériennes en site alpin. Les postes-frontières d’altitude sont très rarement juchés au sommet des pics.

     

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    A deux pas de Genève, les monts de la Lune

    Les Suisses sont fiers d’avoir le train à crémaillère le plus haut d’Europe ; celui qui mène à la Jungfrau, point culminant de l’Oberland bernois. Cette ascension tout confort ne convient pas aux irréductibles qui, chaussés de crampons, gainés de guêtres stoppe-tout, avec sac et piolet, crapahutent de neuf à douze heures pour s’aventurer dans l’extraordinaire chaos d’un désert lunaire.

     

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    Des lacs que les glaciers ont creusés

    Le massif alpin s’étire sur un arc de cercle de 1200 km. Au nord,  le plissement a 140 km de large ; à l’est 240 km au niveau du Tyrol et des Dolomites. Sur un domaine de 200.000 km2, les glaciers du quaternaire occupent encore 4000 km2. Les langues terminales de certains descendent jusqu’aux pâturages d’été, comme le glacier qui surplombe Grindelwald. L’Oberland bernois est le centre nerveux du réseau glaciaire européen. Dans le massif de l’Aar, des cimes de 4000 m sont disposées autour d’un confluent de rivières de glace constituant le glacier géant d’Aletsch. Autrefois, les fleuves pétrifiés ont creusé des lacs comme le Léman, Annecy, Côme, le Chniemsee.

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    Qu’elle était verte ma vallée

    Avant que les barrages n’apportent l’énergie hydro-électrique, vivait dans la nuit de l’hiver la civilisation de l’alpage, enracinée sur de fortes pentes, avec ses joies et ses peines. Paysans et troupeaux coexistaient en étroite symbiose.

     

  • * LE GRAND CHOC DE L'INDE & DE LA CHINE

    Dans le Tibet et l’Himalaya des géologues ont afflué pour assister à la plus terrifiante catastrophe de la planète. C’est là que le continent Indien, jadis isolé comme l’Australie actuelle, percute la Chine et l’écrase depuis cinquante millions d’années. Produits de cette inexorable collision, les plus hauts plateaux et les plus vertigineuses cimes du monde montent à l’assaut du ciel. Sous le choc, près de Lhassa, ces montagnes plissées, striées de rose, formées de grès sédimentaires, ont déjà reculé de deux mille km vers le nord. Du niveau de la mer elles se sont hissées à 4500 mètres d’altitude. Car l’Inde soulève la Chine comme un formidable soc.

     

    le grand choc de l'inde & de la chine

    Le plancher des vaches déchiré par les séismes

    Sous la pression de la plaque indienne, le Tibet et la Chine intérieure n’arrêtent pas de trembler. Les séismes y causent parfois des centaines de milliers de morts. Dans ce pays désolé, où les troupeaux de yacks donnent la mesure de l’immensité, ces phénomènes passent presque inaperçus. Mais leurs cicatrices demeurent. Sur ces pentes, les gradins ont été formés par des failles d’effondrement ; en s’étirant vers l’est, le Tibet s’affaisse sur lui-même par pans entiers.

    le grand choc de l'inde & de la chine

     

    L’Inde a propulsé le Tibet sur 2.000 km vers le nord

    Depuis quelque cent millions d’années, l’Inde n’a cessé de se rapprocher de l’Asie. Après avoir obstrué le Téthys, un océan qui la séparait du Tibet, l’île indienne devint presqu’île voici cinquante millions d’années. Sa partie nord était alors beaucoup plus étendue. Mais lors de la collision, une grande partie a plongé sous l’Asie dans le manteau terrestre, ou s’est empilée en copeaux à la surface pour former la chaîne de l’Himalaya, tandis que le Tibet était poussé de deux mille km vers le nord.

     

    le grand choc de l'inde & de la chine

    Un océan s’est englouti : ses abysses ont accouché d’une montagne

    Lorsque le continent indien progressait vers le nord, le fond océanique qui le séparait du Tibet a été le premier absorbé. En témoignent les ophiolites (roches des fonds marins) arrachées à la croûte et aujourd’hui perchées à 4000 m d’altitude aux environs de Xigaze, au nord de l’Himalaya. Après la collision des deux continents, la zone de subduction (plongée de la plaque indienne) s’est déplacée vers le sud. Plus épaisse et constituée de matériaux plus légers que la croûte océanique, la croûte continentale laisse en s’enfonçant beaucoup plus de débris à la surface. L’Himalaya est formé par un amas de copeaux ainsi rabotés sur la coquille solide de la Terre. Cette formidable friction des plaques engendre une prolifération de fortes secousses telluriques, notamment dans le Tibet et le nord de l’Himalaya. La Chine vivre comme une râpe sur un roc.

     

    le grand choc de l'inde & de la chine

    L’Himalaya, ce géant qui grandit encore

    Là où l’Inde s’engouffre sous le Tibet, l’Himalaya s’exhausse dans toute sa majesté. On estime le poids de cette chaîne à trois mille milliards de tonnes par kilomètre. Or elle en mesure trois mille ! Cela donne une idée des pressions souterraines qui la poussent. Elle comprend quarante pics dépassant 7000 mètres et ne cesse de grandir.

     

    Des laves sous-marines hissées à 4000 mètres

    Amassées par le vent, les dunes de sable blond forment un contraste brutal avec les crêtes montagneuses d’ophiolites vert sombre. Ces laves de la plaque océanique ont été hissées à 4000 m. d’altitude par la poussée du soc indien. Leur structure « en coussins » prouve qu’elles se sont refroidies et solidifiées sous l’eau. Puis elles se sont empilées. Ce phénomène s’observe encore de nos jours au milieu de l’Atlantique et du Pacifique.

     

    le grand choc de l'inde & de la chine

     

  • * BONNE ANNEE 2017

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    Et Noël se termine

    Quand janvier se dessine

    A l’aube de cette année

    On débute la journée

     

    L’étoile nous a ravis

    A balayé nos soucis

    Et nous a semé l’amour

    En notre cœur tour à tour

     

    Bonne année, bonne santé !

    Et d’emblée, sérénité

    Joie et bonheur, paix pour vous

    Plein de douceur entre nous

     

    Bisous, de la bonne humeur

    Partout il y a de l’ardeur

    Bien présent deux mille dix-sept

    Cette année sera chouette !

     

    Amour, santé et bonheur

    Joie et bonté dans les cœurs

    Soyez heureux et comblés

    Mais vivez le verbe « aimer » !

     

    Josiane, le 1er janvier 2017.

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