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  • * THAILANDE

    Pays du sourire où se trouvent, dit-on, les plus belles femmes du monde. Pays aux temples d’or, aux bouddhas d’émeraude et aux moines en robe jaune. Pays d’îles et de plages vierges. Mais aussi pays de fragile liberté, aux frontières harcelées par la guérilla, et Etat du Tiers-Monde en lutte pour son émergence économique.

     

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    Un piton comme un doigt sur la mer

    Prodigieuse sculpture de l’érosion au cours des millénaires, ce rocher calcaire, couvert de végétation tropicale, émerge, parmi des centaines d’autres, d’une mer d’Andaman peu profonde où l’on voit par transparence le sable corallien blanc. C’est la baie de Pang Nga, où les pirogues à moteur promènent les touristes.

     

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    Née dans la fange, la fleur de beauté

    Des enfants cueillent les fleurs du lotus dans une mare. Partout en Thaïlande l’eau se trouve à proximité. Les animaux et les hommes s’y retrouvent sans cesse pour s’en rafraîchir pendant les journées torrides qui précèdent la mousson. Toujours présent dans les autels domestiques et les temples, le lotus est à la fois ornement et offrande religieuse.

     

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    Bangkok des anges et des eaux

    La cité lacustre, avec ses canaux, ses palais, ses temples et ses hôtels de luxe, fascine depuis des siècles l’imaginaire de l’Occident.

    Un peintre entretient l’émail et l’or des kinaries, les femmes-oiseaux aux mains jointes qui ornent les toits du temple Wat Arun. Le Chao Phraya, grand fleuve qui sépare Bangkok en deux. Le vieux quartier de Thonburi et ses canaux. Bangkok est sans doute l’une des villes les plus bruyantes et les plus polluées du monde. Mais il suffit de passer un portail pour se retrouver au calme, dans les espaces protégés du Wat Phra Kaeo, le temple du Bouddha d’émeraude, et du Palais Royal qui lui est contigu et où les enfants se livrent à des combats de chula, cerfs-volants femelles. Les stupas, clochers bouddhistes, quelle que soit leur date de construction, sont sans cesse redorés à neuf.

     

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    Neuf millions d’hectares sous les eaux

    Les pieds dans l’eau ou la tête dans la poussière, les agriculteurs doivent encore effectuer de nombreuses opérations à la main. Qu’il s’agisse de repiquer ou de mettre le riz en sac. L’introduction des semences à haut rendement a profondément transformé les méthodes culturales, sans toutefois ôter son charme à la rizière où pousse encore la fleur de lotus.

     

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    Des statues pour parler avec l’au-delà

    Prosternés devant une statue de Bouddha couché géant ou dans un temple privé de Bangkok, devant des lingams (phallus) représentant Shiva, les Thaïlandais font preuve de la même ferveur. Cultes hindouistes et bouddhistes mêlent partout leurs cérémonies, leurs rites, leurs temples et ce sont les mêmes fidèles qui passent des uns aux autres avec leurs fleurs, leurs bâtons d’encens et leurs feuilles d’or. Mais la robe des jeunes bonzes est encore le signe le plus fréquent de l’omniprésence de la religion bouddhiste dans la vie du pays.

     

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  • * POLYNESIE

    Au centre du plus grand océan de la planète, Tahiti et ses îles représentent, depuis leur découverte par les européens, l’image du paradis. Des huttes couvertes de palmes au bord du lagon abritent encore notre rêve du sauvage heureux, tandis que la civilisation technique bouscule la culture maorie et accumule les périls écologiques.

     

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    Une île verte au bout de l’océan bleu

    Entourée de son lagon émeraude et de ses motus, des îlots coralliens plantés de cocotiers, Maupiti semble perdue dans le Pacifique. C’est l’une des dernières îles hautes de l’archipel de la Société restées intactes. Ses sept cents habitants mènent encore une vie de pêcheurs jardiniers. L’avion leur apporte des nouvelles du reste du monde et, parfois, quelques touristes aventureux.

     

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    L’hommage au dieu unique des Blancs

    Dans le grand temple protestant de la capitale Papeete, les fidèles chantent avec ferveur des hyménées (c’est ainsi que l’on appelle ici les cantiques) pendant l’office du dimanche. Une chorale qui se tient dans les tribunes les accompagne. Les femmes portent les chapeaux traditionnels et les robes longues mamaruau que leur imposèrent les missionnaires au moment de la conquête.

     

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    Les îles les plus rêvées du monde

    Archipel mythique visité par les navigateurs européens depuis le XVIIIe siècle, la Polynésie, qui faillit être anglaise, est toujours française. Elle n’est presque plus maorie par la faute des missionnaires et de l’économie de marché.

    Découpant leurs silhouettes flexibles sur la lumière du couchant et l’île de Moorea, les cocotiers représentent le symbole attendu du touriste. Plantés massivement au 20e siècle pour la production du coprah, ils ont souffert de maladies et de la concurrence des saponifiants chimiques.

     

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    Indolents, fatalistes et plutôt heureux

    Les Polynésiens jouissent du présent et ne sont pas inquiets de l’avenir. Ils attendent le client, couchés sur leur éventaire de souvenirs. Ils achètent leur poisson au marché de Papeete. Leur environnement change vertigineusement. Ils y opposent un savoir-vivre paisible.

     

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    En route vers l’est et le soleil levant

    Partis d’Asie et d’Extrême-Orient il y a plus d’un millier d’années sur leurs pirogues doubles, avec leurs plantes et leurs animaux, les Maoris ont un jour découvert des îles vides et minuscules. Ils ont peuplé tout un océan jusqu’à la Nouvelle-Zélande, Hawaii et l’île de Pâques.

     

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    Le jardin et le garde-manger de la mer

    Des hommes tatoués de la tête aux pieds avec leur casse-tête et leurs éventails raffinés, ont subsisté pendant des mois en haute mer avec leurs provisions d’aliments frais, desséchés ou stabilisés par diverses cuissons. Ils emportaient également les graines et les boutures nécessaires à l’établissement de leurs jardins. Ce sons eux qui, très probablement, ont apporté le cocotier dans les îles.

     

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    Des êtres libres comme l’eau

    En Polynésie, la mer est toujours à portée de main, ou bien ce sont les cascades et une nature offerte, pleine d’arbres, de fleurs, de fruits tropicaux et d’animaux inoffensifs. Cette clémence des éléments permet aux chasseurs et aux hommes-nature de tenir un maquis sans risques, loin de la civilisation, dans la presqu’île de Talarapu, à Tahiti.

     

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  • * LA CORSE DE TOUTES LES BEAUTES

    Continent miniature, la Corse a tout : le soleil, la mer et la montagne.

    L’île de Beauté mélange mille et un paysages magnifiques : plages de sable blanc, criques secrètes, maquis embaumant le romarin, sommets enneigés, villages perchés, villes d’art, tours génoises et petits ports où s’amarrent voiliers et barques de pêche.

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    A vol d’oiseau, la Corse ne fait que 184 km du nord au sud. Ici, on ne compte pas en kilomètres, mais en temps pour rejoindre deux points car les routes donnent parfois le tournis ou sont très  encombrées en été. Paradis de la marche, l’île est traversée par l’un des plus beaux sentiers de randonnée d’Europe, qui caracole de Conca à Calenzana. C’est le fameux GR20 (200 km) qui se faufile non loin du point culminant de l’île, le Monte Cinto et ses 2.706 mètres. La Corse est également un paradis où la nature s’admire partout. Au cœur de son Parc naturel régional qui recouvre quasi toute l’île, mais également dans ses nombreuses réserves naturelles : Scandola, Finocchiarola, Biguglia, Cerbicale …

     

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    Villes d’art et d’histoire

    Parsemant l’île du nord au sud, les villes de Bastia, Calvi, Porto, Propriano, Porte-Vecchio, Ajaccio, Corte, Sartène ou Bonifacio racontent sa tumultueuse histoire. Quant à la préhistoire, elle dresse encore ses menhirs et dolmens au cœur des campagnes, dont le superbe site archéologique de Filitosa, vieux de huit mille ans. L’endroit arbore d’impressionnantes pierres taillées au regard énigmatique. Ensuite, moult civilisations méditerranéennes sont passées sur l’île : Ibères, Ligures, Phéniciens, Phocéens, Etrusques, Syracusains, Romains, Vandales, Pisans et Génois … Une île souvent conquise, jamais soumise.

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    Au fil des siècles, la Corse fut occupée davantage par les républiques italiennes de Pise ou Gênes que par la France, laquelle a mis fin en 1790 à la brève république d’un certain Pascal Paoli, héros national. Celui-ci la déclara indépendante le 30 janvier 1735. En avance sur son temps, il donna le jour à la première constitution démocratique de l’histoire moderne. Mais l’aventure ne dura que quelques décennies avant que la France n’annexe militairement les lieux lors de la bataille de Ponte Novu, en 1769.

     

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    Sur les traces de Napoléon

    Un peu plus tard, une autre célébrité de l’île se hissera au sommet : Napoléon. Les dizaines de tours génoises, qui semblent encore scruter la mer, rappellent les cinq siècles d’occupation génoise. Cette présence a influencé l’île et l’a façonnée aux couleurs italiennes, révélées dans son architecture, ses édifices, ses styles et ses églises, souvent véritables musées d’art et d’histoire aux riches peintures, comme à Bastia.

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    Avec ses hautes maisons de schiste et d’ardoise, Sartène est le plus corse des villages corses, laissant aux autres villes les influences italiennes. Comme Bastia et Calvi qui dressent leur forteresse au-dessus du port, la bourgade de Corte est dominée par son château qui surplombe les maisons colorées et les gorges du Tabignano. Au sud de l’île, Bonifacio aligne ses maisons sur un incroyable éperon rocheux.

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