Divers

  • * HENRI IV

    HENRI IV, vert galant abhorré avant d’être adoré

    Ambitieux, bon vivant, séducteur, Henri IV a longtemps hésité entre catholicisme et protestantisme, avant de mettre fin aux guerres de Religion en signant l’Edit de Nantes.

    Détesté de son vivant, Henri IV est aujourd’hui et depuis le XVIIIe siècle le souverain de plus populaire de l’histoire de France. Il est alors surnommé le « bon roi Henri IV ».

     

    henri iv

    « Paris vaut bien une messe »

    Né le 13 décembre 1553 au château de Pau (résidence des rois de Navarre), le jeune Henri est le fils de Jeanne d’Albret, reine de Navarre, et d’Antoine de Bourbon, descendant de Louis IX (Saint Louis). La légende raconte qu’à sa naissance, son grand-père, heureux d’avoir un héritier, lui frotta les lèvres avec de l’ail pour prévenir toute maladie. Le jeune Henri, élevé dans le Béarn, grandit dans le contexte troublé des guerres de Religion. Entre un père catholique et une mère protestante, il changera six fois de confession au cours de sa jeunesse.

    En 1572, il succède à sa mère sur le trône de Navarre. Quelques années plus tard, son statut de prince de sang fait de lui l’héritier de la couronne française. C’est en 1589 qu’il est amené à succéder à son cousin éloigné, Henri III. Mais la Ligue catholique refusant un roi protestant, Henri est contraint de se convertir, acte qui lui aurait valu cette phrase célèbre : « Paris vaut bien une messe » !

    Il est sacré roi de France cinq ans plus tard sous le nom d’Henri IV. Ce sera le premier monarque issu de la dynastie des Bourbon.

    En 1598, le Roi pose un acte majeur dans l’histoire de France : il signe l’Edit de Nantes, qui reconnaît la liberté de culte aux protestants, mettant ainsi fin à des décennies de guerres religieuses.

     

    henri iv

    Surnommé le « Vert Galant »

    Une fois la paix revenue, Henri IV tente de remettre de l’ordre dans le pays et se soucie de la prospérité du royaume. Aidé par son ami et ministre, le Duc de Sully, qui considère « le labourage et le pâturage comme les deux mamelles de la France », il favorise l’agriculture, en souhaitant que tout paysan dispose d’une « poule au pot » chaque dimanche, en fait que chacun puisse manger à sa faim.

    Coureur de jupons, Henri IV laisse également une image de grand séducteur. Surnommé le « Vert Galant » (malgré l’âge, il restait vert et vigoureux) …, il eut deux épouses, la reine Margot et Marie de Médicis, et pas moins de 73 maîtresses, six enfants légitimes (dont le futur Louis XIII), trois légitimés et des dizaines de bâtards.

    En souverain autoritaire, Henri IV était peu apprécié et échappa à une vingtaine de tentatives d’assassinat, avant de succomber sous les coups du catholique François Ravaillac la 14 mai 1610. Ce dernier a-t-il agi seul ou était-il manipulé ? Quatre siècles après l’un des régicides les plus célèbres de l’histoire, le mystère reste entier …

    henri iv

  • * AUX PETITS MAUX ... LES VIEUX REMEDES

    Bon marché, à portée de main ou de jardin : faites provision de remèdes naturels pour mieux affronter l’hiver.

    Nez qui coule, mal de gorge, toux … les infections respiratoires peuvent être d’origine bactérienne et nécessiter des antibiotiques. Mais dans la plupart des cas, nous pouvons nous en passer, car ces maladies sont d’origine virale. On peut alors en soulager les symptômes avec des ingrédients « maison ».

     

    aux petits maux les vieux remèdes

    A comme angine

    Le sirop au miel épicé

    Les gargarismes

    La tisane

     

    aux petits maux les vieux remèdes

    B comme bronchite

    Le sirop

    Le grog

    L’inhalation

    La tisane

    Le bain

     

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    Sinusite

    Le massage – Mélangez 20 gouttes d’huile essentielle de lavande fine avec 10 gouttes d’huile essentielle de sapin baumier dans 100 ml d’huile végétale. Massez vous les ailes et les abords du nez de haut en bas et du nez vers les joues pendant 5 minutes.

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    Rhume

    L’inhalation – Préparez une tisane de basilic et respirez-en les vapeurs. Mâchez un peu de gingembre : c’est un antiseptique et un antiviral.

    Le bain décongestionnant – Mélangez 10 gouttes d’huile essentielle de térébenthine, 5 gouttes d’huile essentielle de thym dans une base pour bain et versez sous le robinet. Restez-y 5 minutes.

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    Grippe

    Le grog

    Le vin chaud

    Le bain de pieds

    L’inhalation

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    Extinction de voix

    Les gargarismes

    Extrayez le jus d’un céleri et faites des gargarismes. Variante avec du miel ; diluez et faites chauffer 2 cuillères à soupe de miel dans le jus d’1/2 citron et gargarisez-vous avec la moitié de la préparation très chaude. Buvez le reste.

     

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  • * PARCS AMERICAINS

    Monument Valley

    Même après l’avoir vu dix fois, on reste ébloui. Vous entrez en territoire navajo. Monument Valley, symbole de l’Ouest américain, n’est pas seulement le décor de westerns tournés par John Ford. La réalité, celle de plissements de l’écorce terrestre engendrant des plateaux, les mesas, y dépasse les effets les plus spéciaux.

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    Theodore Roosevelt, le grand jardin des bisons

    C’est là qu’en 1883, Theodore Roosevelt, futur président des Etats-Unis, vient chasser le bison. Il lui faudra dix jours pour en ramener un. Tout au long de sa vie, il retournera dans cette région au climat rude, attiré par les joies d’une vie proche de la nature. Plus on avance vers le nord, plus ce parc de petite taille se fait sauvage et plus les animaux sont nombreux. Les bisons se partagent le territoire avec des daims, des chevaux sauvages, des wapitis et des chiens de prairie.

     

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    Bryce Canyon, le plus piquant des labyrinthes

    Des rochers rouges dressés comme des hommes dans un canyon en forme de cuvette. Voilà comment les Indiens Palutes ont décrit jadis les formes fantastiques des roches de Bryce Canyon. Nul doute que les esprits des cheminées de fée, s’ils existent, sont bienveillants. Car au fond du canyon, l’harmonie règne, aussi douce que la lumière au soleil couchant. Les statues de pierre ont même invité des arbres à leur tenir compagnie. Parfois, en contournant un géant rose et orange, le marcheur perd tout sens de l’orientation. Il s’arrête, immobile et intimidé, plus statique que les tourelles qui l’entourent.

     

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    Grand Teton, sur la piste des trappeurs

    Un rêve de Davy Crockett. De trappeur endormi dans une cabane de rondins, bien au chaud sous des couvertures en peau de castor. Car, à Grand Teton, il n’a aucun mal à attraper ses proies. Les castors y sont légion et font des concours de barrages sur la Snake River. Cette « rivière-serpent », le trappeur la surnomme « la rivière folle » parce qu’au printemps, à la fonte des neiges, elle se transforme en un torrent furieux. Mais quelque soit sa colère, la rivière en furie ne peut gâcher la magie du redoux, la beauté des fleurs qui apparaissent dans la prairie, avec, au loin, le sommet des montagnes, à plus de 4000 mètres.

     

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    Yellowstone, l’ancêtre des parcs nationaux

    En 1872 fut créé le premier parc national du monde : Yellostone, dans le Wyoming, au nord-ouest des Etats-Unis. Un plateau volcanique plus grand que la Corse, perché à 2300 m d’altitude, cerné de montagnes et troué de geysers mugissants. Des milliers d’animaux sauvages y vivent en toute liberté : ours, wapitis, élans, bisons, mouflons, lynx, pumas, rats musqués …

     

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    Death Valley, l’enfer en technicolor

    Tout ici n’est qu’excès, démesure, outrance. Du thermomètre à l’altimètre, les instruments s’affolent devant l’hystérie qui règne dans la Vallée de la Mort. L’été, la température moyenne est de 45°C. Est-ce l’absence de vent qui fait s’envoler le mercure ? Pas du tout. Car il souffle ; un vent venu de l’est, brûlant comme le souffle de l’enfer, qui transporte le sable chaussé à blanc jusqu’à ces dunes mouvantes.

     

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    Les quatre maux qui menacent les parcs nationaux américains

    Les restrictions budgétaires

    La pollution

    La surfréquentation

    Le réchauffement climatique