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  • * MON ADO ME DEBOUSSOLE

    AU SECOURS, MON ADO ME DEBOUSSOLE !

    Sautes d’humeur, bouderies, prises de risques, quête d’un territoire personnel : un âge critique pour les ados, difficile à vivre aussi pour les parents, souvent désemparés.

    Pour un ado, s’opposer c’est exister et se situer par rapport à ses parents.

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    Petit à petit, il va se séparer d’eux, découvrir qui il est et quelles sont ses différences en sondant les valeurs et les croyances de ceux qui l’ont mis au monde. Mais il est soumis à un autre besoin, très contradictoire : il est encore affectivement dépendant de ses parents. Du coup, son autonomie est menacée. C’est ce paradoxe qui crée un malaise chez bon nombre d’adolescents. Il génère un stress qui peut entraîner de la colère, de la rage, un sentiment de déprime ou un trop-plein d’impulsivité.

    Autant de modifications du comportement qui peuvent être responsables de heurts avec l’entourage ou encore donner naissance à des situations plutôt déconcertantes ; l’adolescent râle si on ne lui demande pas comment sa journée s’est passée, mais il répond à peine si on le lui demande.

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    Trouver le juste milieu

    Pour vous aider à traverser ces écueils, l’important est de comprendre quels sont les besoins de votre enfant à cet âge délicat de la vie.

    Cela se résume à un cocktail fait de souplesse mais aussi de fermeté, d’autonomie mais aussi de limites ou de règles. Un adolescent qui se cherche ne peut se trouver que si cela résiste face à lui, que s’il trouve du répondant. Or, il n’y a plus vraiment de consensus social sur la façon d’éduquer les enfants, la discipline ou les règles de vie. A l’exception des interdits incontournables qui concernent le respect de la santé et de la vie (de soi et d’autrui), nos règles sont devenues moins nombreuses et plus élastiques. Il est donc plus difficile pour les parents d’aujourd’hui d’imposer un cadre fixe : il n’y a plus d’unanimité sur la question et l’autorité est souvent critiquée ou vécue comme un abus de pouvoir.

     

    Savoir mettre des limites

    Comme un enfant, un adolescent a besoin de bornes et de quelqu’un pour les fixer.

    Il veut agir, faire ses preuves, tester ses limites et celles des autres. Il a aussi besoin d’être contenu ; il ne gère pas encore bien ses émotions et son impulsivité. Cela ne signifie pas qu’il faille en revenir à l’autoritarisme ! Contraindre un adolescent à rentrer dans le rang par une attitude trop inflexible n’est pas l’idéal ; il risque d’oublier ses désirs et de refouler ses potentialités. Bref de s’éteindre.

    Mais il faut savoir s’opposer et donner son avis quand c’est nécessaire. Car vouloir à tout prix chercher le consensus et éviter les conflits, ne rien dire quand on n’est pas d’accord, est interprété par l’adolescent comme du désintérêt et de l’abandon. Même si aucun ado ne le dira, il a terriblement besoin de sentir sa valeur reconnue et de se savoir aimé en dépit des bêtises ou des attitudes qui déplaisent à ses parents !

     

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  • * UNE FLEUR A DEUX VISAGES

    Perchée au bout d’une longue tige qui se balance au gré des vents, la gracieuse pulsatille des Alpes adopte deux livrées : jaune ou blanche suivant la nature du sol.

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    La pulsatille des Alpes a longtemps fait partie du groupe des anémones, appellation encore donnée à tort aujourd’hui. Au début du XXe siècle, les botanistes se sont aperçus que ses fruits étaient munis de longues aigrettes, dont les anémones vraies étaient dépourvues. Aussi l’ont-ils retirée de ce genre qui, sous nos latitudes, comporte une trentaine d’espèces, fleurissant pour la plupart au printemps. La mythologie nous rapporte qu’Anémone était une nymphe d’une grande beauté dont Zéphyr, dieu du vent, était tombé amoureux.

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    Jalouse, Flore, l’épouse de ce dernier, exila Anémone en Arcadie. Mais le mari volage prétexta un voyage pour rejoindre la belle. Flore prit alors l’apparence d’une hirondelle, suivit Zéphyr et transforma Anémone en fleur, la livrant aux tumultueuses caresses de Borée.

    Celui-ci, ne pouvant s’en faire aimer, l’agita jusqu’à ce qu’elle se ferme. S’emparant de cette légende, les météorologistes donnèrent le nom d’anémomètre à l’instrument qu’ils utilisent pour mesurer la force du vent.

    Le nom de pulsatille vient du latin « pulsare », pousser, agiter, évoquant l’action du vent sur ses fleurs et ses fruits. Ceux-ci portent une longue arête soyeuse et flexible qui, à maturité, transforme la plante en un panache de plumes. Ce terme a généré le mot pulsation, faisant référence aux principes actifs de l’anémone sur le rythme cardiaque, qu’elle accélère. Cette propriété est encore utilisée aujourd’hui en homéopathie.

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    Mais comme toutes les anémones, la pulsatille des Alpes est une plante toxique, âcre et vésicante, surtout à l’état frais, occasionnant des brûlures dans la bouche et la gorge, des vomissements et des coliques douloureuses, des diarrhées et une inflammation des reins, voire des convulsions et des troubles respiratoires. Le bétail qui la consomme mélangée à son fourrage est pris de convulsions et urine du sang, ce qui a valu à cette plante le surnom d’herbe sanguinaire.

    Néanmoins, la pulsatille semble avoir été utilisée à partir du XVIIIe siècle comme remède contre les dartres et la syphilis. Certains médecins la préconisaient contre la peste et comme antidote contre divers venins.

    Actuellement, on reconnaît à la plante fraîche des propriétés sédatives, expectorantes, diurétiques, vésicantes et bactéricides. Les phytothérapeutes l’utilisent contre la coqueluche, l’asthme, le catarrhe des bronches et les névralgies. En cataplasmes, elle remplace les vésicatoires, atténue les douleurs arthritiques.

    Du fait de sa beauté, la pulsatille des Alpes est utilisée comme plante ornementale. Sa coupe blanc-neige dressée vers le ciel, azurée en son pourtour, enserrant une gerbe d’étamines couleur or, et sa collerette de feuilles finement découpées, qui tient lieu de calice à la fleur, en font une plante d’une rare élégance.

    Elle se pare de blanc pur sur un sol calcaire, alors qu’elle adopte une belle teinte jaune soufre sur les sols siliceux.

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  • * HENRI IV

    HENRI IV, vert galant abhorré avant d’être adoré

    Ambitieux, bon vivant, séducteur, Henri IV a longtemps hésité entre catholicisme et protestantisme, avant de mettre fin aux guerres de Religion en signant l’Edit de Nantes.

    Détesté de son vivant, Henri IV est aujourd’hui et depuis le XVIIIe siècle le souverain de plus populaire de l’histoire de France. Il est alors surnommé le « bon roi Henri IV ».

     

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    « Paris vaut bien une messe »

    Né le 13 décembre 1553 au château de Pau (résidence des rois de Navarre), le jeune Henri est le fils de Jeanne d’Albret, reine de Navarre, et d’Antoine de Bourbon, descendant de Louis IX (Saint Louis). La légende raconte qu’à sa naissance, son grand-père, heureux d’avoir un héritier, lui frotta les lèvres avec de l’ail pour prévenir toute maladie. Le jeune Henri, élevé dans le Béarn, grandit dans le contexte troublé des guerres de Religion. Entre un père catholique et une mère protestante, il changera six fois de confession au cours de sa jeunesse.

    En 1572, il succède à sa mère sur le trône de Navarre. Quelques années plus tard, son statut de prince de sang fait de lui l’héritier de la couronne française. C’est en 1589 qu’il est amené à succéder à son cousin éloigné, Henri III. Mais la Ligue catholique refusant un roi protestant, Henri est contraint de se convertir, acte qui lui aurait valu cette phrase célèbre : « Paris vaut bien une messe » !

    Il est sacré roi de France cinq ans plus tard sous le nom d’Henri IV. Ce sera le premier monarque issu de la dynastie des Bourbon.

    En 1598, le Roi pose un acte majeur dans l’histoire de France : il signe l’Edit de Nantes, qui reconnaît la liberté de culte aux protestants, mettant ainsi fin à des décennies de guerres religieuses.

     

    henri iv

    Surnommé le « Vert Galant »

    Une fois la paix revenue, Henri IV tente de remettre de l’ordre dans le pays et se soucie de la prospérité du royaume. Aidé par son ami et ministre, le Duc de Sully, qui considère « le labourage et le pâturage comme les deux mamelles de la France », il favorise l’agriculture, en souhaitant que tout paysan dispose d’une « poule au pot » chaque dimanche, en fait que chacun puisse manger à sa faim.

    Coureur de jupons, Henri IV laisse également une image de grand séducteur. Surnommé le « Vert Galant » (malgré l’âge, il restait vert et vigoureux) …, il eut deux épouses, la reine Margot et Marie de Médicis, et pas moins de 73 maîtresses, six enfants légitimes (dont le futur Louis XIII), trois légitimés et des dizaines de bâtards.

    En souverain autoritaire, Henri IV était peu apprécié et échappa à une vingtaine de tentatives d’assassinat, avant de succomber sous les coups du catholique François Ravaillac la 14 mai 1610. Ce dernier a-t-il agi seul ou était-il manipulé ? Quatre siècles après l’un des régicides les plus célèbres de l’histoire, le mystère reste entier …

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