* VIA FERRATA

VIA FERRATA ET LIGNES DE FRONT

 Itinéraires d’altitude et d’envergure, les via ferrata sont le moyen idéal pour découvrir les Dolomites. Héritières de la Grande Guerre, elles sont très populaires et jettent des ponts entre les hommes et l’histoire. Le symbole des Dolomites : les Tre Cime di Lavaredo (2999 m, à la Cima Grande).

 

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Via ferrata ivano dibona, massif du Cristallo. L’accès à cette voie s’effectue par des remontées mécaniques et démarre au refuge Lorenzi (2932 m). Sur une ligne de crête, la via ferrata serpente entre d’anciennes positions militaires de la Première Guerre mondiale.

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Les via ferrata sont inscrite dans le calcaire dolomitique, sur ce rocher souvent délité et ruiniforme, les associations locales d’alpinistes décidèrent d’équiper les passages clés pour faciliter le cheminement.

Difficile de donner une date de naissance exacte à cette activité étroitement liée à la naissance de l’alpinisme. Il ne faut pas oublier que c’est à grand renfort d’échelles que fut atteint le sommet du mont Aiguille en 1492. La création de la première via ferrata remonte à 1843 sur la voie normale du Hoher Dachstein, en Autriche. En 1880, de petites sections de la Brenta furent équipées, le but étant de rendre le bocca di Brenta « accessibile anche al Sinore ».

Les via ferrate furent importées en France en 1988 par un guide du Briançonnais à qui on doit la via ferrate de Fressinières.

 

Une bière, un bol de minestrone …

Les bras ont eu un peu de travail : dix-sept échelles bien raides permettent d’atteindre ce sommet qui domine les lacs verdoyants de l’Alpe dei Piani. La vie a été bien rééquipée en 1979 mais les vestiges d’échelles en bois datant de la Grande Guerre jalonnent cette montée athlétique. Sous la croix du sommet, un livre ouvert recueille les pensées et les mots des voyageurs du vertige.

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Une bière, un bol de minestrone et c’est le bonheur ! Un mélange d’allemand et d’italien sont les deux langues de la région. La via Vandelli est une course d’envergure. Au beau milieu de la falaise, on a l’impression d’être sur le dos. Le sentier de descente, bien raide, se faufile entre de gros bouquets d’edelweiss et des rhododendrons en fleurs.

 

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