* POLYNESIE

Au centre du plus grand océan de la planète, Tahiti et ses îles représentent, depuis leur découverte par les européens, l’image du paradis. Des huttes couvertes de palmes au bord du lagon abritent encore notre rêve du sauvage heureux, tandis que la civilisation technique bouscule la culture maorie et accumule les périls écologiques.

 

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Une île verte au bout de l’océan bleu

Entourée de son lagon émeraude et de ses motus, des îlots coralliens plantés de cocotiers, Maupiti semble perdue dans le Pacifique. C’est l’une des dernières îles hautes de l’archipel de la Société restées intactes. Ses sept cents habitants mènent encore une vie de pêcheurs jardiniers. L’avion leur apporte des nouvelles du reste du monde et, parfois, quelques touristes aventureux.

 

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L’hommage au dieu unique des Blancs

Dans le grand temple protestant de la capitale Papeete, les fidèles chantent avec ferveur des hyménées (c’est ainsi que l’on appelle ici les cantiques) pendant l’office du dimanche. Une chorale qui se tient dans les tribunes les accompagne. Les femmes portent les chapeaux traditionnels et les robes longues mamaruau que leur imposèrent les missionnaires au moment de la conquête.

 

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Les îles les plus rêvées du monde

Archipel mythique visité par les navigateurs européens depuis le XVIIIe siècle, la Polynésie, qui faillit être anglaise, est toujours française. Elle n’est presque plus maorie par la faute des missionnaires et de l’économie de marché.

Découpant leurs silhouettes flexibles sur la lumière du couchant et l’île de Moorea, les cocotiers représentent le symbole attendu du touriste. Plantés massivement au 20e siècle pour la production du coprah, ils ont souffert de maladies et de la concurrence des saponifiants chimiques.

 

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Indolents, fatalistes et plutôt heureux

Les Polynésiens jouissent du présent et ne sont pas inquiets de l’avenir. Ils attendent le client, couchés sur leur éventaire de souvenirs. Ils achètent leur poisson au marché de Papeete. Leur environnement change vertigineusement. Ils y opposent un savoir-vivre paisible.

 

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En route vers l’est et le soleil levant

Partis d’Asie et d’Extrême-Orient il y a plus d’un millier d’années sur leurs pirogues doubles, avec leurs plantes et leurs animaux, les Maoris ont un jour découvert des îles vides et minuscules. Ils ont peuplé tout un océan jusqu’à la Nouvelle-Zélande, Hawaii et l’île de Pâques.

 

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Le jardin et le garde-manger de la mer

Des hommes tatoués de la tête aux pieds avec leur casse-tête et leurs éventails raffinés, ont subsisté pendant des mois en haute mer avec leurs provisions d’aliments frais, desséchés ou stabilisés par diverses cuissons. Ils emportaient également les graines et les boutures nécessaires à l’établissement de leurs jardins. Ce sons eux qui, très probablement, ont apporté le cocotier dans les îles.

 

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Des êtres libres comme l’eau

En Polynésie, la mer est toujours à portée de main, ou bien ce sont les cascades et une nature offerte, pleine d’arbres, de fleurs, de fruits tropicaux et d’animaux inoffensifs. Cette clémence des éléments permet aux chasseurs et aux hommes-nature de tenir un maquis sans risques, loin de la civilisation, dans la presqu’île de Talarapu, à Tahiti.

 

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Commentaires

  • Même si çà doit être très joli, c'est un peu trop loin de chez moi. Je préfère rester en Europe pour les vacances. Passe une bonne semaine. A bientôt Josiane.

  • merci petit belge de ton commentaire. J'apprécie.

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