• * L'ILE MAURICE

    Roche de basalte ceinte de corail et d’essences tropicales, île vierge surgie des eaux de l’océan, Indien, Mauritius a été peuplé par les colons français, les esclaves africains,  les coolies venus d’Inde et de Chine. Tous ont apporté leurs mœurs, leurs cultures, leurs religions.

    maurice.jpg

     

    Le double sacrifice des coolies venus d’Inde

    Jusqu’au début du XXe siècle,  planteurs français et administration britannique sont allés drainer dans le sous-continent indien la main-d’œuvre nécessaire pour l’éreintant travail de la canne à sucre. Les habitants de l’île sont une partie d’origine indienne et perpétuent leurs multiples traditions. La pénitence physique fait partie des rites hindous. Les croyants et même leur progéniture se font transpercer la langue et la peau par de fines épées et des aiguilles d’acier.. Le don de soi va parfois jusqu’à l’évanouissement.

     

    habitants.jpg

    La double personnalité des fils du bois d’ébène

    Au temps de l’esclavage, l’isle de France s’est d’abord peuplée de Malgaches et d’Africains. Sous le joug colonial ou une fois affranchis, noirs et métis ont dû prendre en compte une bonne part des habitudes françaises et, en  premier lieu, la langue ; une société franco-créole est née, avec toutes ses ambiguïtés raciales.

    carte.jpg

     

    Une étonnante mais fragile société où coexistent les différences

    Mauritius, véritable univers en réduction, a l’une des densités les plus fortes de la planète. Danseuse indienne en sari parée pour une présentation de tissus , jeune Noire tout de blanc vêtue allant faire ses courses chez un commerçant chinois,  magistrat blanc en robe rouge portant au tribunal sa perruque britannique, métis chevelu amateur de reggae ; tout ce monde coloré se côtoie, mais chacun revendique une culture venue d’ailleurs.

    Chaque communauté s’accroche à la religion  à laquelle son ascendance l’a initiée. Les hindous retrouvent les rites de l’eau et des offrandes comme leurs coreligionnaires sur les bords du Gange.

    danse indienne.jpg

     

    La canne pour les Mauriciens, la côte pour les étrangers

    Toute l’histoire humaine,  économique et sociale de Mauritius est liée à la culture de la canne. Elle a fait la richesse des planteurs et provoqué bien des révoltes. Gorgée de soleil et de pluie, elle pousse partout, jusqu’au bord des routes. Climat tropical oblige ; la flore se renouvelle de manière exceptionnelle. Le thé et le tabac poussent aussi à merveille, mais sur des parcelles réduites. La deuxième richesse est le tourisme : autour de l’île, chaînes hôtelières et bungalow envahissent les côtes aux magnifiques plages coralliennes bordées de cocotiers et de filaos.

     

    canne.jpg

    Une nostalgie très coloniale

    Mauritius est restée isle de France de 1715 à 1810, date du débarquement de la flotte britannique. Sauf à la Réunion, l’Angleterre régnait alors en maîtresse absolue sur la route des Indes. Mais Maurice devint tout au plus … franglaise. Quand on parcourt la carte de l’île aux massifs volcaniques (point culminant : 828 mètres), ce qui frappe, c’est la forte densité des villes et des villages. Et leurs noms évocateurs : Port-Louis,  Curepipe, Pamplemousses, Bois-Chéri, Quatre-Bornes,  Nouvelle-France,  Britannia, Bénarès …

     

    Port-Louis.jpg

  • * MON VILLAGE S'APPELLE LIGNY

    Ligny, bourgade de quelque 2.800 habitants, appartient à la commune de Sombreffe, en province de Namur, aux confins du Brabant Wallon et du Hainaut.

    ligny 043.JPG

    Jadis partagées entre les métiers de la métallurgie et du charbon, les activités des Lignitois se concentrent davantage sur des emplois au sein d'entreprises nouvelles. Le secteur tertiaire et une agriculture performante et diversifiée, assurent le bien-être d'un nombre appréciable de ménages.

    Deux sites d'intérêt écologique retiendront l'attention: Ligny-Carrières où fonctionne une station de pompage d'eau potable et son grand étant d'une eau particulièrement limpide et Ligny-Plage dont l'écrin de verdure ceinture une ancienne carrière de granit désaffectée et inondée.

    ligny plage1.JPG

     

    Entre 1947 et 1952, j'ai connu les années où l'on pouvait se baigner tranquillement à Ligny-Plage.

     

    ligny plage.JPG

    Ligny-Plage 

    plage2.JPG

     

    La gare de Ligny-Carrières se trouve sur la ligne de chemin de fer Charleroi-Ottignies.

     

    ancienne gare LC.JPG

    ancienne maison du chef de gare

    ancienne barrière.JPG

    A cet endroit se trouvait la barrière qui fermait la cour de la gare

     

    Anciennement, il y avait également une gare à Ligny-Sud, sur la ligne Tamines-Landen. Le TEC a gardé un relais de Tamines à Ligny. 

    ligny_s.jpg

    ligny 006.JPG

    gare ligny sud.JPG

    Voici ce qu'il reste aujourd'hui de la gare de Ligny-Sud.

     

    timbre.jpg

     


    maisonnette ligny sud.JPG

     

    Ici, à l'époque, se trouvait la maison du garde-barrière, bien aménagée à ce jour. C'était la maison de mes grands-parents maternels. J'en garde de merveilleux souvenirs.

     

    Historique

    Ligny figure dans tous les manuels d'histoire.

    Le 16 juin 1815, deux jours avant la célèbre bataille de Waterloo, les troupes prussiennes du feld-maréchal Blücher livrèrent un combat féroce aux divisions napoléoniennes.

     

    combat dans les rues de ligny.jpgchamp de bataille ligny.JPG

    A l'issue d'un affrontement indécis jusqu'à la nuit, les Prussiens entreprirent la retraite, abandonnant aux Français un champ de bataille couvert de plus de 20.000 tués ou blessés.

    Ligny est repris cinq à six fois. Ce fut la dernière victoire de Napoléon. 

    costume napoléonien.jpg

    napo.jpg

    Pendant 150 ans, le souvenir de cette bataille n'existera que dans les livres. Mais depuis 1965, Ligny décida d'en raviver la mémoire. Chaque année, le premier dimanche de juin, un cortège de soldats du 1er Empire et des fêtes populaires commémorent l'événement.

    napoléon à ligny.jpg

     

    Depuis 1969, un canon orne l'entrée du village; il vient de la forteresse d'Anvers, via un séjour au musée de la porte de Hal à Bruxelles.

    Son motif est une pièce d'artillerie de forteresse (n'a pas servi le 16 juin 1815) de 5.600 kilos et mesurant 4 mètres 20 de long, baptisée "le formidable". Elle fut coulée à Douai le 14 septembre 1811 par J.T. Beranger.

     

    canon 1.JPG

     

    C'est au rez-de-chaussée de l'ancien corps de logis d'une ancienne ferme transformée en centre historico-culturel que le Syndicat d'Initiative de Ligny a aménagé un musée napoléonien.

     

    musee napoleonien.jpg

    musée Napoléonien

      

    musée napoleonien.jpg

    L’Ancienne ferme Frennet à Ligny des 17ème et 19ème siècles 

    Située Rue Pont Pirau, n°23 (aujourd’hui rebaptisée Centre Général Gérard qui abrite notamment le Musée napoléonien). Façades et toitures classées le 7 novembre 1978.  

    Le bâtiment se présente comme "une petite ferme" clôturée avec logis construit au XIXe siècle en maintenant des pans de murs en moellons et les petites fenêtres à linteau droit sur montants à chaînage de la façade arrière d'une maison du XVIIe siècle. Grange en long du XIXe siècle dont la base en moellons percée d'une porte cintrée en pierre bleue date aussi du XVIIe siècle.

    Les salles ont conservé leur aspect d'antan (XVIIe siècle): plafonds d'épaisses poutres de chêne et de briques inégales, pavements en schiste et pierres bleues.


    musée napoleon.JPG

     

    Ligny était un "castellum", un château fort, siège d'une Seigneurie, qui dépendait autrefois du Duché de Brabant et en partie du Comté de Namur (d'où rue du Comté). Cette Seigneurie était un fief dépendant de la Seigneurie d'Heverlee.

    ChateauLigny1.jpg

    Le Château de Ligny se situant dans le champ délimité par la rue Emile Vandervelde et les deux lignes de chemin de fer (Louvain-Charleroi et Landen-Charleroi) à Ligny, a complètement disparu. Nous le découvrons toujours sur la carte de Ferraris, sur le premier plan cadastral de Ligny, vers 1825, et sur l'atlas des chemins de 1844.

    chateau de ligny.jpg

    le château de Ligny, entièrement disparu

     

     

    La Ferme d'En-Haut ferme d'en haut original.jpg

    Ferme située ruelle du Curé. Ancien fief de la tour remontant au 14e siècle.

    Porche-colombier daté de 1733. Monument et site classés le 8 décembre 1970.

     

    ferme d'en haut.JPG

    La Ferme d'En-Haut est considérée comme la plus ancienne de Ligny. Si au point de vue architectural, elle ne présente que peu d'intérêt, son histoire est par contre particulièrement attachante.

     

    ferme d'en haut original1.jpg

    La ferme se trouve à côté du presbytère. Elle s'appelle également "ferme de la Tour" quoique désignée par Thiers dans l'histoire du Consulat et de l'Empire sous le nom "Ferme d'En-Haut". Son origine est très ancienne. La ferme d'En-Haut est un ancien fief de la tour, relevant du Comté de Namur et remontant au XIVe siècle.

     

    ferme d'en haut1.jpg

     

     

    La Ferme d'En-Bas

    On trouve une plaque commémorative à la ferme d'En-Bas: "Ferme d'En-Bas, dernier bastion de la résistance prussienne à Ligny. Cette ferme soutint le 16 juin 1815 les furieux assauts des troupes impériales françaises du général Gérard. Prise et perdue plusieurs fois, elle fut enlevée par Napoléon à la tête de la Garde". 

     

    en bas.JPG

     

    J'ai récité ce poème au micro de la radio, à Ligny, en 1949.

    "Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine !

    Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,

    Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,

    La pâle mort mêlait les sombres bataillons.

    D'un côté c'est l'Europe et de l'autre France.

    Choc sanglant ! des héros Dieu trompait l'espérance;

    Tu désertais, victoire, et le sort était las.

    O Waterloo ! Je pleure et je m'arrête, hélas !

    Car ces derniers soldats de la dernière guerre

    Furent grands; ils avaient vaincu toute la terre,

    Chassé vingt rois, passé les Alpes et le Rhin

    Et leur âme chantait dans les clairons d'airain !"

    Victor Hugo

     

    Bien d'autres récitations encore que j'ai déclamées au théâtre de Ligny, au cours des années 1945 à 1952 restent gravées dans ma mémoire. 

     

    ferme d'en bas.JPG

     

    Le Cercle royal Saint-Joseph, fondé en 1909, héberge une salle polyvalente d'environ 300 places. C'est un cadre extrêmement intimiste.

     

    L'aventure de la Passion

    En 1909, l'abbé Crépin, curé de Ligny, achète la vieille ferme historique dite d'En-Bas et y fonde le Cercle Saint-Joseph. Il y rassemble des activités sociales et culturelles dont la chorale Saint-Grégoire, l'harmonie et la dramatique. Cette troupe joue des pièces en français et en wallon et remporte un énorme succès. Cette riche expérience théâtrale et musicale ouvre la voie à une oeuvre puissante et vouée à une longue vie: "le jeu de la Passion". 

     passion.jpg

    C'était en 1925. Quelques acteurs de la dramatique (dont mon grand-père) revenaient de Nancy où ils venaient d'assister à la célèbre représentation de la Passion du Christ. Sous le coup de l'émotion suscitée par le poignant spectacle, l'abbé Mailleux qui les accompagnait fit un audacieux pari: "Ah ! si nous avions une petite Passion ...".

    Les répétitions commencèrent aussitôt sur un texte inspiré de la Passion d'Oberammergau.

    Le spectacle comptait six tableaux, se terminait par l'Ascension qui ne figurait dans aucune autre Passion connue. Tous les rôles féminins étaient tenus par des hommes, les anges avaient des ailes. (J'y ai tenu ce rôle plusieurs années durant mon enfance).

    la passion.jpg

    L'après-guerre vit le spectacle évoluer considérablement. Les rôles féminins étaient enfin occupés par les femmes tandis que les techniques modernes d'éclairage et de son donnent leur pleine mesure.

    Plus de 160 personnes du village travaillent à cette manifestation et certaines en sont à la troisième génération d'acteurs ou de figurants. 

     

    La Chorale de Ligny

    Un dimanche matin, Monsieur le Curé Crépin réunit au jubé quelques hommes de bonne volonté (dont mon grand-père, Anatole Sténière). Comme son église serait belle, pensait-il si des voix d'hommes chantaient là-haut au-dessus des têtes courbées des paroissiens.

    C'est ainsi que naquit la Chorale en ce dimanche de l'an 1906.

     

     drapeau chorale.JPG

    à gauche le drapeau de la chorale, à droite mon grand-père portant fièrement son drapeau.

     

    A cette époque, l'église, toute en pierre bleue, était neuve et on venait d'y installer des orgues aux sonorités riches et puissantes. Les fonts baptismaux datent des XVI et XVIIe siècles. On y trouve de belles pierres tombales d'anciens seigneurs de Ligny comme celle de François de la Haye et de son épouse, et de Charles d'Argenton, mort en 1650. L'église actuelle dédiée à Saint-Lambert date de 1894 et a été rebâtie sur le même emplacement que la 2e datant de 1753. Il s'agit d'un édifice néo-gothique en pierre (1890-1895).

     

    église1.jpg

    grotte1.jpg

    la grotte, près de l'église

    sacré coeur.JPG

    sacré coeur Ligny.jpg

    le Sacré-Coeur, monument construit en 1928 et rénové en 1953.

     

     

    chorale 1906.JPG 

    Lors des 85 ans de la Chorale "la Grégorienne" 

    Un siècle s'est écoulé. Quelques générations se sont succédé et la Chorale a bien évolué, la gent féminine a rejoint depuis longtemps le "sexe fort" qu'elle surpasse aujourd'hui en nombre.

     

    chorale 2006.JPG

    Cependant, ces transformations n'ont altéré en rien les sentiments d'antan: le plaisir de changer, le besoin de s'amuser, le bonheur d'habiter un village aussi dynamique.

    En mai 2006, la Chorale Saint-Grégoire a fêté ses cent années de chansons, ce fut un programme superbe avec des voix merveilleuses, soirée à laquelle j'ai été cordialement invitée. 

     

    100 ans chorale.JPG

     

    Ligny compte deux écoles au village: l'école Communale avec son Comité: "Les Ptits Lignards" et l'école libre Saint-Lambert. 

     

    école des filles.JPG

    anciennement Ecole libre des filles de Marie de Pesche

     

     

    école garçons.JPG

    Ecole Communale des garçons

     

    école maternelle.JPG

    Ce bâtiment était à l'époque l'école maternelle, là où j'ai appris à lire et à écrire, avec Soeur VIRGINIE.

     

    monument aux morts.JPG

    le monument aux morts séparant les deux écoles

     

     

    Le Patronage de Ligny

    Depuis des décennies, ce mouvement paroissial attire de nombreux garçons en quête de rencontre, de partage, de vie en société. Il y a peu de temps, celui-ci a fêté ses 40 ans de "ménagerie", rassemblant tous les totemnisés jusqu'à nos jours.

    Dans les années 1947 à 1952, j'ai fait partie de ce mouvement, car à l'époque, le patro se composait en majorité de filles. 

    patro.png 

     

    La Ligne

    La Ligne est un affluent de l'Orneau (lui-même affluent de la Sambre) en rive droite.  
    la ligne.JPG

     

    Elle prend sa source à Wagnelée, traverse Ligny, longe Sombreffe puis arrose les villages de Tongrinne, Boignée, Balâtre et Saint-Martin. Elle conflue avec l'Orneau à Mazy.

     

    la ligne 1.JPG

     

    Il y eut à Ligny en son temps une marbrerie. Des blancs d'un granit réputé sont exploités entre Ligny et Saint-Amand. Ces produits comparés à ceux qu'on obtient dans les carrières des Ecaussines se distinguent par un noir plus foncé; pourtant ces derniers sont plus connus. On distingue dans le commerce ce granit sous le nom de marbre de Ligny ou granitelle noire. 

    J'ai longtemps gardé un encrier de cette marbrerie.

    pantheon.jpg

    Ce marbre était connu et apprécié à Paris où, pendant le règne de Napoléon 1er, il fut employé surtout comme recouvrement de meubles. le Panthéon de Paris (1764) est dallé en Marbre de Ligny.

     

     

    En février, la Foire du Livre de Ligny accueille quarante bouquinistes, les petits éditeurs et libraires de la région, des représentants de tous les genres littéraires : contes et légendes, polar, science-fiction, bande dessinée, biographie, paralittérature ... 

    livre.jpg

    Depuis 1998, la  Foire du Livre de Ligny ne cesse d'augmenter sa popularité. Déjà en 2001, la Foire accueillait 3.500 visiteurs. Un événement de proximité, à la campagne, loin du stress des grandes villes, peu onéreux et accessible à tous.

    Organisée en collaboration avec plusieurs bouquinistes, la Foire est une belle occasion pour se procurer des livres rares à un prix abordable.

     

     

    Le paysage de Ligny est celui des grandes plaines agricoles de la Hesbaye. Les riches campagnes céréalières et betteravières présentent un relief agréablement ondulé, parsemé de bosquets et strié de chemins creux.

    paysage.jpg

      

    vue aérienne.jpg

    Si l'architecture du village a été profondément modifiée par la modernité, il reste de superbes fermes de briques brunes et de jolies petites maisons serpentant le long de ruelles et de sentiers séculaires. 

    noir.jpg

    Au fond le clocher de l'église de Ligny

     

     

    Voici un petit poème composé pour mon village. 

     

    Ligny, village agricole d’activités

    Là où mes souvenirs d’enfance sont gravés

    Cours de la « Ligne », ce ruisseau te traverse

    De part en part, vers l’Orneau tu te déverses.

     

    Et tes riches campagnes céréalières

    Ainsi que les cultures betteravières

    Ont un relief agréable et ondulé

    Parsemé de bosquets, de chemins creux striés.

     

    Ton théâtre, le rappel de Napoléon

    Sans oublier l’année le jeu de « La Passion »

    Qui rassemble les habitants bien dévoués

    Au sein de la confrérie se sont engagés.

     

    Ta chorale Saint-Grégoire « Grégorienne »

    Fondée en 1906, donc très ancienne.

    C’est à Ligny que Napoléon emportait

    Sa dernière victoire, marquée désormais !

     

    Une reconstitution bien minutieuse

    Et la participation des gens, précieuse

    Marquent ces fêtes bien napoléoniennes

    Pour que les cœurs des Lignitois se souviennent.

     

    Ligny, village en province de Namur

    Ton passé, ton histoire vaincront le futur.

     

     

    Origine de la rue du PIROU

    Rien n'est certain, mais pendant longtemps la rue du Pirou n'était qu'un sentier qu'empruntaient les ouvriers pour se rendre à leur travail. C'est peut-être à cause des carrières et la fin d'un banc de pierre d'une couleur un peu différente "Pierre rousse", en wallon "pîre rousse" et qui servait à faire des bordures grossières en "petit roux" (du nom de ce banc).

     

    fin.jpg

  • * LES ALPES

    La migration saisonnière des loisirs vers les montagnes enneigées a déclenché dans les Alpes une véritable révolution. A la civilisation de la vache et du mouton succède aujourd’hui, dans ces terres d’altitude, l’ère des stations artificielles, skis aux pieds. De Nice à Vienne, ce fantastique paradis naturel européen, à la fois désert et surpeuplé, est sillon né de routes stratégiques et coupé de vallées industrielles ; les Alpes sont devenues le plus grand échangeur économique du vieux continent, son cœur vivant.

     

    alpes.jpg

    Un toit himalayen coiffe l’Europe

    Point culminant des Alpes, le mont Blanc (4807 m),  est souvent couvert d’un capuchon  de nuages. Des milliers de personnes y accèdent chaque année.

     

    mont blanc.jpg

    Au-delà des cols, à saute frontière

    Le passage des Alpes est une entreprise qui remonte à l’Antiquité. Ce n’est plus une expédition périlleuse mais une traversée à la portée de tous. En franchissant les frontières qui séparent six Etats, on constate que ces hautes montagnes ont plus uni que divisé les hommes. Et que, dans leurs vallées, s’est façonné à travers les siècles un certain exemple de communauté européenne.

     

    carte.jpg

    Des pics qui donnent des ailes à l’homme

    La malle-poste du Saint-Gothard (en 1783) parvient au col dans la tradition des chars romains qui avaient ouvert la voie. Aujourd’hui, les pilotes suisses de Mirage III maîtrisent parfaitement la technique des évolutions aériennes en site alpin. Les postes-frontières d’altitude sont très rarement juchés au sommet des pics.

     

    st gothard.jpg

    A deux pas de Genève, les monts de la Lune

    Les Suisses sont fiers d’avoir le train à crémaillère le plus haut d’Europe ; celui qui mène à la Jungfrau, point culminant de l’Oberland bernois. Cette ascension tout confort ne convient pas aux irréductibles qui, chaussés de crampons, gainés de guêtres stoppe-tout, avec sac et piolet, crapahutent de neuf à douze heures pour s’aventurer dans l’extraordinaire chaos d’un désert lunaire.

     

    jungfrau.jpg

    Des lacs que les glaciers ont creusés

    Le massif alpin s’étire sur un arc de cercle de 1200 km. Au nord,  le plissement a 140 km de large ; à l’est 240 km au niveau du Tyrol et des Dolomites. Sur un domaine de 200.000 km2, les glaciers du quaternaire occupent encore 4000 km2. Les langues terminales de certains descendent jusqu’aux pâturages d’été, comme le glacier qui surplombe Grindelwald. L’Oberland bernois est le centre nerveux du réseau glaciaire européen. Dans le massif de l’Aar, des cimes de 4000 m sont disposées autour d’un confluent de rivières de glace constituant le glacier géant d’Aletsch. Autrefois, les fleuves pétrifiés ont creusé des lacs comme le Léman, Annecy, Côme, le Chniemsee.

    massif alpin.jpg

    Qu’elle était verte ma vallée

    Avant que les barrages n’apportent l’énergie hydro-électrique, vivait dans la nuit de l’hiver la civilisation de l’alpage, enracinée sur de fortes pentes, avec ses joies et ses peines. Paysans et troupeaux coexistaient en étroite symbiose.