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PLAGES : trois siècles de plaisir !

 

Très anciennes ou toutes neuves, les plages attirent anonymes et stars depuis le XVIIIe siècle.

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Chaque année, les départs à la mer suscitent les plus importants mouvements de foules sur la planète. Les adeptes du « dolce farniente » ont le choix : Europe, Etats-Unis, Asie, Afrique leur offrent des écrins de grand bleu et de sable. Pourtant, peu d’entre eux savent quand et comment la mode des plages a vu le jour.

Les plaisirs du bord de mer ne sont pas nés dans les pays exotiques, mais dans une région plus fraîche, le Royaume-Uni, où les populations découvrent les bienfaits du littoral. En 1750, le Dr Richard Russel, physicien britannique, en prescrit la fréquentation à ses patients. Il leur recommande même de boire l’eau de mer pour entretenir leur santé. Les familles riches construisent leurs premières maisons de villégiature à Greater Yarmouth, au sud-est de l’Angleterre. En France, Britanniques et aristocrates posent leur séant sur le sable, au XIXe siècle, à Dinard.

Ce village breton voit son paysage transformé par des hôtels, un casino, un golf. Et devient la première station balnéaire de l’Hexagone. Les « people » de l’époque, Winston Churchill, Lawrence d’Arabie, Debussy, s’y précipitent. D’autres, tels Georges Sand ou Renoir, préfèrent la villa Tamaris en Provence. Les gens plus modestes prennent la direction des plages, plus tard, en 1936, grâce aux congés payés. En Belgique, Ostende est élue « reine des plages » et surnommée « ville la plus britannique » par les Anglais !

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Dans les années 1950, les touristes s’aventurent à la Barbade, en Floride et en Jamaïque. Cette dernière est la plus prisée. En France, célébrités comme anonymes choisissent Saint-Tropez. Et Deauville, fondée par des visiteurs de bon goût dès 1858.

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Luxe et originalité

Deauville connaît une flambée des prix immobiliers. Les nouvelles destinations sont José Ignacio, au sud de l’Uruguay. Encore inconnu voici dix ans, l’endroit est aujourd’hui fréquenté par les « happy few » en quête du calme qu’ils n’ont plus dans le fief voisin, Punta del Este. D’autres essayent la plage japonaise de Kamakura, où les constructions modernes côtoient une statue en bronze de Buddha et un sanctuaire shinto ancestral.

Les amateurs de nature optent pour les lagons, forêts et faune sauvages de Knysna, en Afrique du Sud.

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Et les férus de koalas, eucalyptus et plages de surf, pour Apollo Bay en Australie. Mais le dernier chic serait d’étaler sa serviette éponge sur le sable étonnamment blond de Luskentyre Beach, dans l’île encore peu peuplée de Harris, au nord-ouest du Royaume-Uni.

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